Voyage

Comment devenir un voyageur plus éthique ?

Le voyage éthique est devenu un mot à la mode ces dernières années et beaucoup d’agences de tourisme/hôtels exploitent le créneau des voyages eco-friendly. Les touristes sont de plus en plus conscients de l’impact que leurs choix de voyages peuvent avoir sur l’environnement (en tout cas je l’espère !) et c’est une bonne chose.

Cela fait quelques temps que je souhaitais écrire un post sur ce sujet, nous sommes nombreux à nous poser des questions sur les voyages éthiques, l’empreinte carbone que nous laissons en tant que blogeurs voyage et si nous devons tout partager ou garder certains lieux « secrets » . Les voyages deviennent de plus en plus populaires, les gens explorent plus que jamais et, en conséquence, les problèmes associés sont amplifiés. Pouvoir voyager, découvrir de nouveau paysages et de nouvelles cultures est un privilège et en tant que voyageurs nous devons faire un maximum pour préserver les lieux que nous visitons et les personnes que nous rencontrons.

Alors que vous souhaitiez promouvoir le bien-être social et animal ou la protection de l’environnement lors de votre prochain voyage, il existe de nombreuses façons de voyager de manière responsable et d’erreurs à ne pas commettre.


1. Evitez toutes les formes d’exploitation animale


Dans l’ensemble, la façon dont est traité les animaux dans l’industrie du tourisme est horrible, pour ne pas dire inhumaine. Je vous recommande d’ailleurs de regarder le documentaire Black Fish (disponible sur Netflix) sur la captivité des orques dans les parcs aquatiques. Oui, je te juge toi qui fait un bisou à un dauphin qui n’a rien demandé dans un parc aquatique pour mettre la photo sur ta cheminée.

Ces activités donnent lieu à de la brutalité sur les animaux et à des abus menaçant la préservation des espèces, les animaux sont d’ailleurs très souvent battus jusqu’à devenir assez obéissants pour transporter les toursites (balades à dos d’éléphants), ou drogués pour poser sur les photos (caresser les tigres en thailande).Si vous n’êtes pas informé sur ces pratiques, voici selon une études de world animal protection les 10 activités les plus cruelles (même si honnêtement elles le sont toutes)

En plus de boycotter les activités comprenant un contact avec un animal, il existe d’autres moyens de protéger les animaux :

  • Ne soyez pas tentés d’essayer la cuisine locale ou les mets exotiques qui incluent des espèces menacées ou qui impliquent la cruauté envers les animaux : tels que la viande de baleine, de requin ou la viande de brousse par exemple.
  • Ne jamais acheter de souvenirs fabriqués à partir d’animaux, cela contribue à la maltraitance et au déclin des populations. Entre autre les objets en alligators, tortues, serpents, ou contenant de l’ivoire. On se souvient tous du cas des porte clefs avec les tortues vivantes à l’intérieur, inhumain.
  •  Faites vos recherches et visitez des alternatives éthiques et des centres de secours. Ces lieux font un travail remarquable pour aider ces animaux à avoir une seconde chance. Si une interaction est garantie, effectuez davantage de recherches sur les pratiques. Certaines d’entre elles telles que l’alimentation pour attirer les animaux peuvent perturber l’écosystème / les habitudes alimentaires. Si vous aimez vraiment les animaux, vous devez accepter de gardez vos distances avec eux.
  • Ne jamais nourrir les animaux que vous rencontrez. Beaucoup de gens nourrissent des animaux sauvages, ce qui nuit à leur santé et à leur capacité de chercher de la nourriture dans leur environnement d’origine.

 

 


2. s’immerger dans la culture et Consommez local


La meilleure façon d’avoir un impact positif sur l’économie du pays et de vivre comme les locaux et de consommer local.  Essayez de trouver des endroits où vous pouvez acheter directement auprès de producteurs et/ou d’artisans, que ce soit pour vos repas quotidiens, vos vêtements ou même vos souvenirs. Vous allez soutenir une famille du coin et investir votre argent dans l’économie locale. Ne soyez pas ce touriste qui traverse la moitié du globe pour manger au Mcdonald’s et prendre son machiatto au Starbucks (sauf si vous visitez les états-unis à la limite je vous l’accorde !).

Outre la consommation locale, il est important de comprendre et de connaître les différentes coutumes d’un pays à l’autre. Avant votre voyage, faites quelques recherches pour vous familiariser avec les traditions culturelles locales de la destination.

  • Habillez vous de façon appropriée en prenant en compte les traditions de votre destination : emportez toujours une grande écharpe au cas où vous en auriez besoin dans les temples, etc.
  • Respectez les lois du pays dans lequel vous vous trouvez.
  • Demandez la permission avant de prendre quelqu’un en photo ou d’entrer dans un monument sacré.

 

3. Renseignez-vous sur votre voyage


Il me parait important que tou voyageur voulant se rendre dans un pays qu’il ne connait pas se renseigne sur internet (ou ailleurs) pour approfondir l’histoire, la politique et les pratiques sociales et environnementales des lieux qu’il souhaite visiter avant d’organiser son voyage.

Une chose est sûre, la recherche et la sensibilisation sont essentielles si vous souhaitez devenir un voyageur (un peu plus) éthique et  responsable. Et, une fois que vous vous êtes renseigné, n’ayez pas peur de partager cette connaissance et cette prise de conscience avec d’autres personnes que vous rencontrerez ou avec vos proches.


4. Choisissez les entreprises et les organismes de voyages qui vous conviennent


L’un des dilemmes éthiques les plus difficiles lors d’un voyage à l’étranger est la question du bénévolat (ou tourisme volontaire). Bien que les commentaires des voyageurs soient souvent bien intentionnés, il existe de nombreuses possibilités de bénévolat qui font plus de mal que de bien aux communautés. Les séjours humanitaires sont devenu une activité lucrative pour le secteur du tourisme avec la nouvelle tendance du « volontourisme ».  Il est important d’être vigilant vis-à-vis du greenwashing (ou de la diffusion de fausses informations pour promouvoir une image publique respectueuse de l’environnement) en vous renseignant sur certaines activités et organismes.

  • Assurez vous que l’argent que vous donnez à l’organisme pour faire votre bénévolat sera reverser aux populations ou aux organisations locales. Attention notamment aux volontariat dans les écoles et orphelinats, ces enfants ne reçoivent pas une éducation adéquate, et cela développe les industries d’exploitation de pauvreté. Le bénévolat dans un orphelinat est donc à proscrire à moins d’être spécialement formé et de partir longtemps.
  • Examinez l’impact de votre travail et demandez-vous si vous retirez un emploi à un local qui pourrait le faire.
  • Demander à voir des résultats et des preuves de ce que le projet ou l’organisation a réalisé jusqu’à présent.

Vous trouverez beaucoup d’articles intéressants sur ce sujet :

 


5. Ne laissez rien d’autre que votre empreinte


Lors de notre séjour au Pérou nous avons eu la chance de traverser la réserve naturelle Salinas y Aguada Blanca à quelques kilomètre de la ville d’Arequipa, mais en regardant à travers la vitre de notre bus nous avons vu des milliers de sacs et autres déchets en plastique.

Ça nous a rendu malades de voir le mépris de la nature et de notre environnement commun, même si nous avons compris grâce à notre guide que ce n’est malheureusement pas encore encré dans les mentalités locales qu’il faut protéger la nature qui nous entoure.

  • Dites non aux pailles en plastiques :  c’est un des moyens les plus facile pour ne pas contribuer un peu plus à notre problème mondial du plastique et réduire votre consommation de plastique. Il suffit de soulever son verre pour qu’il arrive à sa bouche, vraiment pratique.
  • Utilisez une bouteille d’eau réutilisable ou, si vous êtes dans un endroit où vous ne pouvez pas boire l’eau du robinet, achetez une bouteille d’eau avec un filtre. Comme pour l’utilisation des pailles, vous serez heureux de savoir que vous réduisez votre impact plastique sur la terre!
  • Utilisez des crèmes solaires qui respectent les océans et les récifs. Certains des produits chimiques contenus dans les écrans solaires traditionnels nuisent aux coraux du monde entier
  • Ne sortez pas des sentiers balisés :Lorsque vous vous promenez dans un parc national ou une réserve naturelle, veillez à rester sur le sentier désigné. Les sentiers sont là pour une bonne raison, car certaines espèces de plantes sont extrêmement délicates et ne pousseront pas si elles sont piétinées. Très récemment un célèbre canyon Islandais vient d’être fermé au public pour cette raison…

 

DO YOUR BEST


La raison pour laquelle je suis passionné par le partage de ces conseils est que j’ai moi-même commis beaucoup d’erreurs en voyageant, et on va pas se mentir je continue à en faire. Mais si vous êtes sur ce blog à lire mes articles c’est que nous avons la même passion : nous adorons voyager. Nous sommes tous encore en train d’apprendre sur les voyages éthiques et sur la façon de réduire notre impact. Même si il se peut que nous fassions des erreurs en cours de route, le plus important est de continuer à essayer. La meilleure chose que nous puissions tous faire est de partir en voyage avec un état d’esprit positif

Il est temps de partager et d’apprendre ensemble : Quels sont les conseils que vous mettez en application dans vos voyages pour voyager de façon responsable ?

Expat' avertie, instagrameuse à plein temps, San franciscaine de coeur mais pur produit ardéchois …… Pardon my French!

Leave a Comment

Comments (7)

  1. Ton article est vraiment très intéressant et pertinent. Effectivement, beaucoup de gens en voyage (et j’en ai fait partie) ne se rendent pas compte de l’impact catastrophique qu’ils peuvent avoir. Une envie de voir des baleines, de caresser des animaux, d’acheter un souvenirs qui parait bien anodine, où l’on a pas l’impression de faire quelque chose de mal, sans réfléchir aux conséquences derrière. Du coup, merci pour ces quelques conseils qui permettent de réfléchir un petit peu et de pouvoir rejeter les mauvaises pratiques !
    Toutefois, je me questionne par rapport à ta 4ème photo avec 2 alpagas, 2 femmes et 1 enfant. Je reconnais là les rues de Cusco ? Mais du coup, je trouve que cette photo n’est pas forcément approprié avec ton article car en prenant cette photo (que j’imagine tu as un petit peu payé pour en avoir le droit ?), tu encourages le travail de ces femmes qui se promènent dans les rues de Cusco avec des animaux et des enfants alors que les animaux seraient mieux dans leur habitat naturel et que les enfants seraient mieux à l’école… (nous avons d’ailleurs vu des femmes battre leurs alpagas une fois que les touristes ont le dos tourné pour les garder bien dociles…). Ou alors peut-être que tu as justement mis cette photo pour dénoncer cette pratique ? Je ne présume pas que tu as mal agis car ton article dénonce très justement ces pratiques, mais je m’interroge ^^

    1. Bonjour Marie, merci pour ton retour ! 🙂
      Comme je le disais dans mon article, nous voyageons depuis pas mal de temps maintenant et je vais être honnête et transparente : j’ai fais de nombreuses erreurs dans le passé (et même encore aujourd’hui, on ne va pas se mentir), et dans les conseils que je donne j’ai encore de quoi faire pas mal de progrès.
      Par exemple j’ai une passion énorme pour les orques, je n’ai jamais été dans un parc aquatique ou un Sea world à la con pour les voir, mais lorsque je pars en bateau pour les voir en liberté est ce que, au final, je ne suis pas nuisible avec le bruit du moteur ? Je me pose beaucoup de questions à chaque fois qu’il s’agit d’animaux mais j’essaye toujours de faire de mon mieux.
      C’est pareil pour la photo des lamas que j’ai mis dans cet article (bien vu, il s’agit des rues de Cusco!). Pour le coup je ne sais pas vraiment quoi penser de cette photo et c’est pour ça que je la poste aussi dans cet article. J’aime bien pouvoir débattre sur ce sujet je trouve que ça fait réfléchir, et moi même j’ai encore beaucoup à apprendre la dessus 🙂
      Alors pourquoi cette photo me pose question ? J’ai en effet payé ces dames pour prendre ce cliché et c’est là que je me demande si mon action est bonne ou mauvaise. On donnant de l’argent pour prendre cette photo je permets à cette famille de vivre, car c’est leur gagne pain. Mais est ce que leurs animaux sont maltraités pour faire leur boulot ? Je ne le saurais malheureusement jamais. Pour être honnête j’ai vu beaucoup de lamas dans la ville, souvent dans de sales états, et c’est la seule photo que j’ai fait parce que je les trouvaient propres et en bonne forme (peut-être que je me fais des idées, peut être que je me suis dis ça pour me dédouaner…)
      Lors de ce voyage j’ai également monté à cheval sur une partie du trail pour le Machu Picchu… il y a également de quoi réfléchir la dessus.

      Comme je le disais nous sommes tous encore en train d’apprendre sur les voyages éthiques et sur la façon de réduire notre impact et nous allons faire des gaffes en cours de route. Mais le plus important est de continuer à essayer et d’en parler ensemble pour apprendre de nos erreurs et aider les autres à ne pas faire les même.

      1. Merci pour ton retour plein d’honnêteté ! Effectivement, il est parfois difficile de savoir quel est l’impact de nos activités ou d’être assuré que ce que l’on nous dit « ne vous inquiétez pas, les animaux sont heureux… » est vrai ! De même que toi, il y a de cela 4-5 ans, j’avais été enchantée de faire un tour dans un gros bateau à Boston pour aller voir des baleines sans me rendre compte que le fait que ce genre de bateau les appâtent avec de la nourriture est mauvais pour elles !
        Pour Cusco, nous avions fait un free walking tour avec un guide originaire de la ville qui nous avait déconseillé d’encourager le travail de ces femmes car les alpagas n’étaient pas heureux et dans leur élément d’après lui. Il nous avait conseillé un autre endroit dans la ville où on peut aussi prendre en photo des alpagas mais où ils sont sur un petit terrain d’herbe, donc un peu plus à l’aise ! Mais je pense qu’on aurait jamais su cela sans ce guide et qu’on aurait sûrement eu envie de les prendre en photo ^^

  2. Merci pour cet article très riche. Cela fait tjs du bien de réfléchir à la façon dont on voyage et comment respecter au mieux les communautés ainsi que les animaux.
    J’essaie au maximum d’être respectueuse de l’environnement, de rester sur les sentiers balisés pour ne pas abîmer des plantes qui peuvent être menacées. Aucune visite de zoo ou autre, cela me rend tellement triste de voir ces animaux enfermés ou utilisés pour des balades. Pas de pailles non plus, et je milite quotidiennement aux US car on est entouré de plastique en tout genre.
    Avoir sa bouteille d’eau réutilisable, bien entendu, mais dans certains pays où l’eau peut être contaminée, je t’avoue que je préfère les bouteilles bien scellées. Pas évident tout le temps.
    J’ai davantage pris conscience du souci des coraux et des crèmes solaires lors de notre voyage de noce à Maui. À présent je n’utilise que des crèmes qui ne sont pas nocives pour les coraux.
    Et puis bien sûr ne pas se faire avoir dans les boutiques de souvenirs en ramenant un cadeau made in China !

    Un grand merci pour cet article 🙂

    1. Surtout merci à toi de partager ton avis dans les commentaires, c’est en partageant nos connaissances et nos conseils sur ce sujet qu’on avancera dans des voyages beaucoup plus éthiques et respectueux 🙂

      Dans le même style que les sentiers en Islande, toi qui est aussi en Californie tu as tu voir les article sur le poppy fields et les instagrameuse qui l’ont complètement abimé pour quelques photos :
      https://guestofaguest.com/los-angeles/instagram/instagram-influencers-have-caused-the-california-poppy-fields-to-shut-down

      Pareil pour la crème solaire, j’en ai pris conscience au Mexique dans les cenotes. Avec tous les touristes pleins de crèmes (même si c’est interdit) qui se baignent au milieu des tortues. Nous allons en Polynesie Française cet été et je suis justement en train de regarder les meilleurs crèmes qui respectent les coraux et les animaux.

      1. Je n’avais pas entendu parler des champs de poppy ravagés pour quelques photos, mon dieu stop! C’est pour ça que je vais de moins en moins sur ce réseau social…
        Pour ce qui est de la crème solaire, je teste depuis peu la marque Goddess Garden et elle est reef safe, cruelty free et organic si jamais ça peut t’aider. Elle est facile à appliquer, j’ai pris le modèle sport donc elle ne laisse pas de traces blanches. Achetée chez Sprouts 😉
        Bon dimanche

        1. Merci Tiphaine tu me sauve la vie.. ou du moins des heures de recherches de crèmes sur internet ! 😀
          Leur gamme soleil et après soleil alors vraiment bien, je vais faire une commande pour cet été !